LYCEE PROFESSIONNEL ETIENNE LENOIR DE CHATEAUBRIANT

Ici on joue avec les mots, on chante avec les lettres. 
On écrit nos souvenirs, nos petits plaisirs, nos bonheurs, notre joie, notre tristesse.
On invente, on s'invente un avenir, on imagine, on se souvient.
Notre professeur prétend que nous sommes tous des écrivains, c'est à vous d'en juger ou non, car peu importe, ce que nous vous proposons c'est de partager nos moments de classe, nos moments de larmes, nos applaudissements, nos rires aussi, parfois teintés de mauvaise humeur. Car écrire est un exercice difficile et demande des efforts, pourtant il est l'un des plus merveilleux chemin de liberté mais aussi d'émancipation. Dans un moment de calme, accompagnés par une musique douce ou non (!), notre crayon parfois nous joue des tours, une madeleine bretonne nous raconte son histoire d'amour et dans un sac on découvre le rire des enfants du monde qui se mélangent avec des miettes de pain ...
BIENVENUE  ET BON PARTAGE
 
AUCUNS DES TEXTES NE PEUVENT ETRE COPIES MEME PARTIELLEMENT, SANS AUTORISATION.
 
JANVIER 2014
 

 

L'écrivain Marcel Proust déguste sa petite madeleine en buvant son thé, soudain il s'est souvenu de son enfance. En lisant son texte nous nous souvenons nous aussi …..

 Mon papa est un héros !                              

 

C’était un dimanche matin, après une bonne grosse-matinée. Mon lit était tel un chauffage, je m’y sentais bien. Dans ma chambre, ça sentait le beurre. Je sentais le beurre. Je me suis donc demandé : qu’est ce cet aliment qui sent le beurre ? Je me suis réveillée, de bonne humeur, tard. Je me suis levée après avoir émergée. Ma maman cuisinait. J’aime bien quand ma maman cuisine, car c’est toujours bon, et agréable à manger. J’ai  descendu les escaliers, dans ma robe de chambre violette. J’étais petite. Dans la cuisine, le four était en route. A l’intérieur, une bonne brioche dorée, jaune, avec des pépites de chocolat. J’étais tellement affamée… ma maman la sort, la coupe en fines tranches, puis m’en donne une puis deux.

 La digestion fut extraordinaire, pour moi, et mon palais. Une  brioche maison, que mon papa avait faite. Depuis, tous les dimanches matins, l’odeur de cette bonne brioche me revient. Même quand exceptionnellement mon papa n’en fait pas, depuis l’âge de mes  6 ans.

 Mon papa est un héros !

                Colline G seconde ASSP

 

 

 Décembre 2013, nous avons sélectionné le texte d'Emmanuel R en seconde TUTCI, il fallait à la manière de Francis Ponge faire l'éloge d'un objet préféré.
 

A première vue, ce n’est qu’un simple rectangle sans

importance.

Mais il suffit de s’en approcher et notre curiosité est piquée. De profil c’est aussi un rectangle bien qu’il soit plus petit. Absolument toutes ses surfaces sont lisses, sans aucunes imperfections,

tellement lisses que l’on croit toucher la plus douce soie, sauf sur l’un des ses côtés. Celui-ci est composé de très nombreuses feuilles, il est souvent un peu rugueux. Ces feuilles, étroitement serrées telles des sardines dans leur boite, se révèlent quand l’objet rectangulaire balance une de ses faces sur le côté. Et là, nous découvrons

l’extraordinaire secret de ses mystérieux bouts de papiers : en effet, elles contiennent le SAVOIR. Mais, pas toujours, elles ont aussi le pouvoir de nous faire rire, pleurer, crier ….

Les plus anciens de nos objets dégagent la sagesse, sentent le vieux parchemin et respirent la connaissance. Le bruit de leurs pages nous transportent vers des univers lointains. Les livres recensent toute la vie de l’homme, ses sentiments, ses envies et ses craintes. Chaque page tournée nous plonge dans un tourbillon d’émotions. Sans écrits nous serions

pareils à des bêtes incapables d’exprimer nos sentiments et nos idées. Un livre c’est un univers parallèle où commence une nouvelle vie.

 

Emmanuel R seconde TU/TCI

 

En novembre nous avons sélectionné le texte de Billy (pseudonyme) de 1ère ASSP. Nous avons regardé dans notre main, ses lignes d’amour, de « tête » de vie et tenté d’y déceler notre avenir.

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Dans ma main je vois des cabanes, des lignes qui vont dans tous les sens, une couleur beige. Des cars des animaux.

Je vois mon petit frère, oui je le vois tout petit mon bébé d’amour je te vois, et toi maman oui je te vois aussi toi que j’aime toi qui me manque tellement, toi que je n ai pas vue depuis deux ans presque, je te vois dans ma main.  Je vois le sourire de mes sœurs qui son loin là-bas dans mon pays le Congo je vois le sable, le soleil. Je vois quelque années de moi en arrière, je revois la guerre …

 

JE VOIS LA SEPARATION DE PAPA ET MAMAN. JE VOIS LA HAINE de mes ennemis les pleurs des innocents ! Je vois une petite fille qui pleure je vois les hôpitaux les pompiers, la mort voilà ce que je vois. Papa je te vois aussi je t aime même si je ne te le dis pas souvent. Je vois « C » marcher avec sa cigarette à la main mon cœur mon amour mon doudou, oui je te vois ! Isma Eden , je vous vois mes amours. Je vois une fille qui crie très fort sa haine sa colère sa tristesse sa peur et cette fille c’est moi, je me vois moi-même sur la paume de ma main.

 

                                                                       Billy